Web 2.0

10 septembre 2008 par Stef

Le nouveau Web

Le web 2.0, c' est un peu "Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple", comme disait Abraham Lincoln. A cela près que tout le monde n' est pas encore concerné par cette révolution. 

Un espace personnalisable

 

Il s' agit en fait de sites simples d' accès et d' utilisation, qui placent bien souvent l' internaute au centre de leur fonctionnement. Celui-ci est ainsi mis à contribution pour produire du contenu éditorial (rue89.comagoravox.fr), effectuer des sélections ou prodiguer des conseils d' achat (vozavi.com), vendre ou louer des biens (Ebay.frfr.zilok.com) ou des services (wengo.fr)... Et ce, dans un esprit communautaire, c' est-à-dire en développant son réseau d' amis, de collègues ou de connaissances sur la base de ses goûts, de ses recommandations ou de son réseau de la vie réelle.

Il ne faut pas non plus oublier le côté technique de ce web, qui intègre des langages plus riches et plus dynamiques, comme Ajax, Ruby on Rails ou Java, permettant de rendre les pages personnalisables, sur le fond et la forme. Netvibes.com en est l' exemple le plus abouti. Grâce aux flux RSS et à Ajax, on y crée sa page internet et on la remplit avec tout ce que l' on veut: météo locale, flux d' information continu de Libération.fr, promotions de l' Apple Store, vidéos les plus visionnées sur YouTube, derniers courriels reçus dans sa boîte personnelle. Le nombre de service est infini, puisqu' il suffit que les sites ou les blogues que vous consultez régulièrement proposent ce fameux flux RSS repérable à son icône orange et à ses petites ondes blanches. Et c' est aujourd' hui le cas pour des centaines de milliers de sites! On peut même très bien ne plus naviguer sur des dizaines de sites, mais uniquement sur quelques adresses qui regroupent l' essentiel des informations et des services dont on a besoin en général.

 

Tous créateurs de contenu

 

Mais la tendance qui est peut-être la plus marquante du web 2.0, c' est l' appropriation de la critique au sens large par les particuliers. Que ce soit pour les recommandations d' achats ou de sorties, toute une génération ne jure plus que par les avis des gens comme eux et non plus de journalistes spécialisés. Même chose pour la hiérarchisation des informations. Elle est aujourd' hui effectuée par les internautes eux-mêmes, sur des sites comme Digg. Ce dernier permet à chacun de voter pour une information( ou une photo ou une vidéo) qu' il trouve intéressante, qu' elle qu' en soit la source, et ainsi de la mettre en avant à mesure que les autres internautes font de même.

Paradoxalement, les utilisateurs de ce nouveau web très avancé techniquement recherchent donc principalement des contributions et créations humaines. Mahalo.com est un nouveau type de moteur de recherche qui va dans ce sens: les résultats sont le fait d' individus ayant sélectionné pour vous ce qu' ils considèrent être le plus pertinent, en rapport avec votre sujet. Si vous cherchez Steve Jobs par exemple, la page de résultats, entièrement "faite à la main", propose d' abord un lien vers sa biographie officielle sur le site d' Apple un autre vers la vidéo de sa Keynote de janvier 2007 (lancement de l' Iphone), d' autres encore vers des interviews de lui dans le New York Times ou Newsweek.  

 

Des clivages socio-économiques

 

Si tous ces sites et bien d' autres, comme ceux de partage de vidéos notamment (YouTube ou Dailymotion), se sont développés ces trois ou quatre dernières années, c' est grâce à deux facteurs explique Franck Rebillard, maître de conférences à l' université Lyon 2 et auteur de Le web 2.0 en perspective: analyse socio-économique de l' internet (éditions l'Harmattan). "D' abord, il y a le développement du haut débit, nécessaire à toutes ces nouvelles pratiques gourmandes en bande passante et, ensuite, la forte hausse du nombre d' internautes. En 2005, on a passé, en France, le cap de la moitié des habitants utilisateurs d' internet et, dans le monde, on a atteint le milliard d' internautes. En effet, pour que l' utilisation de réseaux sociaux, de blogues et de sites participatifs devienne intéressante, il faut une masse critique d' utilisateurs."

Mais tous les internautes ne prennent pas part à l' essor de ce web. "Le phénomène des réseaux sociaux n' est pas mineur, mais il est minoritaire", souligne Franck Rebillard. En effet, Facebook ne concerne finalement qu' un petit million de Français pour l' instant et, lorsqu' on s' intéresse aux utilisateurs actifs du web, on s' aperçoit qu' ils sont 15 millions en France à être contributeurs au sens large, mais seulement 3 millions à être créateurs, c' est-à-dire à tenir un blogue ou un forum de discussion (chiffres Médiamétrie). De plus, concernant les sites de journalisme participatif, force est de constater que les clivages socio-économiques existent, comme dans la vie réelle.

 

Des systèmes d' exploitation en ligne

 

Mais le web 2.0 ne s' arrête pas aux seuls sites de contenu éditorial. De nombreux services fort utiles existent désormais en ligne, comme le stockage de données. A l' heure de la photo et de la vidéo numériques grand public, les particuliers ont des besoins croissants de stockage multiple. Leur clichés sont en effet enregistrés sur leur disque dur interne, mais aussi sur un disque externe de sauvegarde et de plus en plus sur le Net, pour quelques d' euros par an selon la capacité. Steekr.com, Mozy.comAllmydata.com, la concurrence est rude sur ce secteur pour le plus grand bien des utilisateurs, qui se voient proposer toujours plus de fonctions pour un prix toujours plus bas. Vitesse de transfert en hausse, possibilité de visionner directement ses vidéos et photos sur le site, partage de données avec des amis, ces services deviennent courants et l' on assiste même désormais à la création de sortes de systèmes d' exploitation en ligne, avec un bureau, un espace de stockage et des applications, comme sur G.ho.st.

A l' inverse, certains sites se focalisent sur le stockage d' un seul type de fichiers, en offrant une myriade de services autour de ceux-ci, comme Flickr pour les photos. L' intérêt d' employer Flickr, c' est d' accéder à des services innovants comme le flux RSS des photos de vos amis ou celles auxquelles les utilisateurs attachent certains mots clés. Ainsi, il devient possible de recevoir automatiquement ou de mettre en économiseur d' écran toutes les photos de Flickr en rapport avec le Japon, par exemple. La aussi, le partage fait partie intégrante du site, avec la mise en ligne de photos dont le statut est privatisable: elles seront visibles uniquement par la famille, ou par certaines personnes. 

 

Informatique et Voyance

 

Parler du nouveau web sans parler des plates-formes d' échange de biens et de services entre particuliers ne serait pas exhaustif.

Celles-ci sont de plus en plus courantes, à l' image de Fotolia, qui permet à tous de vendre ses photos ou, au contraire, d' en acheter à faible coût. Wengo, de son côté, propose à tout un chacun de devenir consultant ou coach sur n' importe quel sujet et d' être rémunéré pour ses conseils, prodigués par téléphone. Le client appelle un numéro surtaxé et tombe sur l' interlocuteur qu' il a choisi sur le site en fonction de son domaine de prédilection (Voyance, Informatique...).

 

Pas assez d' argent pour tous?

 

Ces plates-formes sont certainement plus accessibles et fréquentées par des utilisateurs non experts, contrairement aux réseaux sociaux et autres sites communautaires encore réservés aux pionniers du Net et aux jeunes générations. Et comme les investissements ne cessent de grandir dans les sites sociaux et que des centaines d' entrepreneurs tentent leur chance dans ce milieu en ce moment, le risque de surchauffe est évoqué par certains. D' autant que ces sites basent presque uniquement leur business plan sur les revenus publicitaires, certes en hausse constante sur le web depuis quelques années, mais dont la source pourrait se tarir.

Il faut cependant garder à l' esprit qu' aujourd' hui, malgré des valorisations délirantes, les sites web gagnent de l' argent, beaucoup d' argent pour certains et leur propension à en gagner plus est jugée phénoménale, notamment grâce à la publicité ultraciblée. Une pratique décriée par certains à l' automne dernier lorsque Facebook a voulu lancer le projet Beacon, qui suivait l' internaute à la trace et rendait publics ses moindres faits et gestes, comme ses achats effectués sur d' autres sites.

En attendant, la concurrence joue à plein sur le web d' aujourd' hui, en proposant des services toujours plus innovants et souvent gratuits. 

Dans: Le web 

Commentaire de muriel 19 septembre 2008 @ 09:40 AM

un jour peut être...

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